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Adaptations, versions scéniques et mises en scène (2003-...)

L’Éventail de Lady Windermere

Nouvelle version de The Lady Windermere's Fan d' Oscar Wilde

L'Éventail de Lady Windermere

créationCréation à Paris - Théâtre du Palais-Royal (2003)

Mise en scène Tilly
Décors Stéphanie Jarre, costumes Christian Gasc.

Avec : Caroline Cellier, Mélanie Doutey, Robert Plagnol, Jocelyn Quivrin, Yves Gasc, Nathalie Krebs, Nicolas Bridet, Isabelle Petit-Jacques.

Critique / Philippe Tesson (Le Figaro Magazine)

"Oscar Wilde, c'est brillant, mais à la longue c'est vraiment monotone. Un peu comme le tir aux pigeons. Le pigeon ici, c'est le mot, la formule bien frappée, l'axiome élégant, la maxime caustique, ou bien désenchantée. L'auteur vous lâche son trait, à un rythme déconcertant. Il faut le saisir au vol. Vous l'oubliez dans la seconde qui suit. Un autre lui succède, et puis un autre. Du tir en rafale. Ils sont bien chanceux, tous ces Anglais d'époque, d'avoir autant d'esprit. Un théâtre plus artificiel que cela, on ne peut pas imaginer. On vous dit : oui, mais c'est une satire sociale. Certes. mais la société aristocratique londonienne post-victorienne, on n'en a plus grand-chose à taire. Tant de bavardage pour une histoire d'adultère qui n'en est pas un et tant de chichis pour un malentendu autour d'un éventail, ce n'est plus vraiment notre problème. Alors on s'endort doucement, bercé par le murmure de cette éblouissante conversation. De temps en temps on ouvre un œil pour apprécier la mise en scène très convenable de Tilly, le décor très légitime de Stéfanie Jarre et la belle prestance, le joli sourire intelligent, la grâce de Caroline Cellier. Cela dit, dans le registre du charme désuet, voilà un spectacle agréable, et pourquoi pas ? Au moins, c'est écrit.

C'est écrit, et même réécrit, avec savoir-faire, par Pierre Laville, qui s'y connaît en anglo-saxonnerie. Le même Pierre Laville, aussi à l'aise dans les salons londoniens décadents du XIXe que dans l'under­ground new-yorkais contemporain, nous propose simultanément une adaptation et une mise en scène d'une chose étrange, originale, forte, peut-être même insoutenable à certains, et que nous avons aimée : Bash, de Neil LaBute. Du théâtre ? Bien sûr, quoiqu'il s'agisse de récits. Des récits de scènes d'une grande cruauté, mais par ceux-là mêmes qui en ont été les acteurs. Des récits de crimes par les criminels eux-mêmes, mais inconscients de la portée de leurs crimes. Des gens convenables, des gens ordinaires, des gens plutôt heureux, et qui tuent légèrement, non pas gratuitement, mais presque innocemment. Affreux. L'intérêt de la chose ? Elle nous invite à une méditation sur la morale, ou plus précisément sur la conscience de la culpabilité. Le procédé théâtral qui joue sur la distance entre l'horreur du crime et la sérénité du meurtrier, entre la cruauté de l'acte et la dou­ceur de la narration, est très efficace.

Quatre acteurs se succèdent sur scène pour se partager ces trois récits : l'excellent Lionel Abelanski ; le joli couple Stéphanie Fagadau et Patrice Costa, d'une jeunesse très claire ; et l'inquiétante, la très subtile Anne Brochet, un monstre suave.

Wilde, c'est du sucre. Bash, c'est du poivre. Laville, c'est les deux."

Bash, scènes d’apocalypse

D'après Bash, latterdays plays de Neil LaBute

Bash
Édition :
Avant-Scène
Bash

créationCréation à Paris - Studio des Champs-Élysées (2003)

Mise en scène Pierre Laville
Décor et costumes Roberto Plate, musique Marianne Faithfull

Avec : Anne Brochet, Lionel Abelanski, Stéphanie Fagadau, Patrice Costa.

Anne Brochet
Bash / Anne Brochet
Anne Brochet
Bash / Patrice Costa et Stéphanie Fagadau

Critique / Armelle Héliot (Le Figaro)

"On le connaît en France pour ses films Dans la compagnie des hommes Nurse Betty, Possession notamment On ignore tout du dramaturge, et voici qu'il surgit, terrible, sur la petite scène du Studio des Champs-Élysées, comme l'écrivain d'un monde sans repentir dans lequel on ne peut s'interdire de reconnaître une certaine Amérique.

Le spectacle est éprouvant. Grand théâtre tragique qui puise ses racines et même ses modèles dans l'héritage grec, mais au­quel, à l'exception des œuvres du Britannique Edward Bond, la littérature dramatique occidentale ne se réfère qu'exception­nellement, Trois scènes, quatre protagonistes. Trois histoires adressées directement au public, depuis l'étroit plateau approfondi par un jeu de miroir élégant de Roberto Plate qui signe la scénographie. L'espace dans lequel jouent simplement les lumières de Laurent Béal métaphorise ainsi, très intelli­gemment et très sobrement, la dualité des personnages, leur ambivalence troublante.

Ils sont tous enfants d'une Amérique confortable. Des diplômes, des métiers, des vies établies. Rien en eux de névrosé. Apparemment. A qui s'adressent-ils vraiment ? A eux-mê­mes, à un tiers rencontré dans un bar, à un psychanalyste ? On pourrait l'imaginer. Mais le metteur en scène, écrivain qui a traduit ces textes, Pierre Laville, suivant l'esprit et la lettre, leur donne un caractère plus déran­geant encore en impliquant le public qui, lui aussi, se reflète dans le grand miroir du fond. Mieux vaut, parce que cela retirerait beaucoup à l'intérêt de la découverte des trois volets de Bash - mot lui aussi bifide, qui veut dire « gnon » mais aussi « fête » (style rave) , ne pas vous dévoiler les crimes épouvantables - et impunis - commis par ces hommes et cette femme si lumineux, tellement équilibrés.

Première scène, à deux. Ils sont jeunes, beaux, ils s'aiment. Ils ont fait la fête à Manhattan avec leurs amis d'université, un soir. Les garçons ont fait un tour dans Central Park. Tout va bien. Et puis... Au jeune Patrice Costa, beau visage, belle prestance, d'avouer l'horreur. Il est fin, délié, et, à ses côtés, Stéphanie Fagadau est excellente, enjouée, sensible. L'écart entre le charme de ces jeunes gens et la matière de l'aveu, révulse. Est-il traversé parle moindre sentiment de culpabilité, ce beau gosse qui a l'avenir devant lui ? Non. Pas plus que l'homme dans la maturité qui lui succède. Lionel Abelanski, acteur mobile et profond, regard voilé de désarroi, raconte sa funeste aventure. Nous prend à témoin et narre, sans émotion apparente autre qu'une déception amicale, l'atroce plaisanterie qui l'a conduit à l'irréparable. Monstre froid. Non, Humain. Vient Anne Brochet. Elle, c'est une petite fille blessée. Silhouette d'adolescente qui a grandi trop vite et qu'un adulte, autrefois, a meurtrie pour jamais. Elle, elle répète et se venge, Médée en notre temps. Anne Brochet est remarquable, précise, tenue, impressionnante.

On sort de là secoué. Dans l'admiration d'une écriture et de l'engagement subtil des interprètes. Catharsis est le mot."


Critique / Philippe Tesson (Paris Première)

"Une thématique superbe. C'est ça qui est très beau. C'est très beau ! Très moderne ! J'ai beaucoup aimé. C'est original. Moderne.La mise en scène est excellente.Anne Brochet formidable. Il faut y aller ! "

Homebody / Kabul

texte français de la pièce de Tony Kushner

Homebody
Édition :
Avant-Scène
Homebody / Kabul
Homebody / Kabul / Eric Genovese

créationCréation à Paris - Comédie-Française au Théâtre du Vieux-Colombier (2003)
pré-création pour l'inauguration du Théâtre National du Luxembourg

Mise en scène Jorge Lavelli
Décor de Nicola Rubertelli, costumes de Graciela Galan, lumières de Zeljko Sestak, musique de René Nuss

Avec : Catherine Hiegel, Éric Genovèse, Alexandre Pavloff, Jean-Baptiste Malartre, et Lisa Pajon (du JTN), avec quatre comédiens afghans et iraniens.

Homebody

Critique / Philippe Tesson (Figaro Magazine)

"Où est-on ? Dans le lyrisme, dans la tragédie, dans la politique ? Dans tout cela en vérité. On est surtout dans l'Histoire, dans l'hystérie de l'Histoire, dans l'affrontement désordonné, ébouriffant, entre un poète inspiré et l'histoire des hommes. Cet Homebody Kabul fait partie de ces œuvres violentes qui posent, dans le bruit et la fureur d'une langue libérée de toute convention, l'éternelle ques­tion de la condition humaine, rapportée à une circonstance pré­sente, mais valable pour les temps passés comme pour les temps à venir. Il y a, dans l'un des passages les plus forts de la pièce, une phrase à méditer :

"Nous vivons dans une époque terrible. mais vous devez également vous souvenir que cela a to­jours caractérisé le moment présent."

Kushner veut nous dire que le présent d'aujourd'hui, déjà monstrueux nous annonce un avenir plus monstrueux encore si l'intelligence et la sagesse ne viennent pas allumer la lumière au fond de nous. Il y a dans son théâtre - on l'avait ressenti dans Slaves, dans Angels in America - une sorte de corps-à-corps entre le désespoir et l'espoir qui lui donne une superbe tonalité de violence et de jeunesse. On peut y voir une forme de terrorisme insupportable, on peut aussi, et l'on est plus proche de la vérité, y distinguer une utopie généreuse. Le désordre est en tout cas inséparable de la pensée et de l'écriture de ce poète - et de ce moraliste ! - incomparable, dont il faut supporter les lourdeurs, les redondances, les excès. Toute mise en scène de Kushner est condamnée à les respecter. Interpréter Kushner, c'est en effet le trahir. On ne peut imaginer plus fidèle miroir que celui que nous offre Lavelli. Ils sont de la même race, celle des grands lyriques.

Catherine Hiegel elle aussi. Dans le monologue superbe qui précède la pièce, cette immense artiste nous apparaît possédée par le texte. La confession qu'elle nous livre pendant plus d'une demi-heure d'horloge est inoubliable.

On ne reverra pas la comédienne. L'argument suppose que son personnage, une intellectuelle londonienne, disparaît pour aller poursuivre en Afghanistan sa quête de vérité. C'est là-bas que se déroule la pièce, qui nous décrit les ravages de l'Histoire sur les hommes, Une œuvre longue, souvent touffue, souvent sublime, dans l'excellent texte français de Pierre Laville. Elle nous présente des êtres aliénés par leur culture, ou marqués par leur histoire personnelle, ou assoiffés d'idéal, ou proches du renoncement, ou encore cyniques. L'humanité. Confrontée en la circonstance à une guerre sans fin.

Une forte et jeune comédienne se révèle, dont la violence est à l'image du tumulte de Catherine Hiegel. Lisa Pajon. Eric Génovèse est, sous le masque tadjik. d'une grande vérité.

Un spectacle qui tourmente."

L'Oiseau de nuit

D'après The Night Heron de Jez Butterworth (Laurence Olivier Award, meilleure pièce)

créationCréation à Lyon - Théâtre de la Croix-Rousse (2005)

Mise en scène / scénographie Emmanuel Meirieu
Costumes de Géraldine Mercier, Son Antonin Clair

Avec : Jean Marc Avocat, Thomas Di Genova, Nicolas Gabion, Jean Ernst, Marie Louise, Thibault Roux, Loïc Varraut.

L'Éventail de Lady Windermere

Nouvelle version d'après The Lady Windermere's Fan d' Oscar Wilde

créationTournées Nouvelle-Scène et Festivals (5 nominations aux Molières) (2005)

Mise en scène Sebastien Azzopardi
Costumes Christian Gasc

Avec : Marie-José Nat, Elisa Sergent (Anaïs Harté), Jean-Philippe Bêche (Jean Martinez), Marie-France Santon (Marie-Christine Danède), Jean-François Guillet, Sebastien Azzopardi (Gregoire Bourbier), Franck Desmet, Frederic Imberty, Anaïs Harté .


Reprise au Théâtre 14-Jean-Marie Serreau (2006) puis au Théâtre des Bouffes-Parisiens (2007)

Avec Geneviève Casile et la même distribution.

L'Éventail de Lady Windermere
L'Éventail de Lady Windermere

Critique / M-C N. (Pariscope)

Voilà un spectacle « so charming » ! Tout l'esprit d'Oscar Wilde est là, son humour fin, subtil.Wilde est un grand portraitiste de la haute société anglaise du XIXe siècle. Une société qui, comme le dit avec élégance Madame Erlynne, « contient toujours autant d'imbéciles ». La jeune Lady Windermere est heureuse. Elle peut. Elle est jeune, belle, a fait un beau mariage d'amour, ce qui n'était pas souvent de mise à l'époque. Et pourtant, elle voit sa vie bouleversée par Madame Erlynne, une mystérieuse femme. Les mauvaises langues, celles des cancans,se déchaînent, prévenant la jeune Lady. Tels des serpents sifflant sur sa tête, elles sèment le doute chez la jeune femme si pure, si droite. Curieusement, c'est cette femme étrange qui la sauvera, la remettra dans le bon chemin. Le jeune Sébastien Azzopardi a mis en scène cette très belle pièce avec beaucoup de raison. Son parti pris est le classicisme et c'est un bon choix. Car le texte y garde sa facture. Les superbes costumes de Christian Gasc soulignent cela à merveille.

Azzopardi ne s'est pas trompé en choisissant Geneviève Casile pour interpréter Madame Erlynne. Elle y est magistrale, jouant de nuance, de charme et d'esprit. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve cette grande comédienne. Elisa Sergent est une Lady Windermere pimpante, belle comme un cœur. Jean-Philippe Beche,Sébastien Azzopardi, Franck Desmedt, Marie-France Santon, Aude Sabin sont impeccables et rendent bien l'univers de Wilde. Enfin il faut souligner la prestation assez facétieuse de Jean-François Guilliet en Lord Augustus.
M-C.N.

Tournées Pascal Legros (2008)

Pense à l'Afrique

Nouvelle adaptation de Think of Africa de Gordon Dryland

créationCréation à Paris - Théâtre de la Boutonnière (2005)

Mise en scène de Nadim Maghmoouchi

Avec : Geneviève Mnich, Daniel Briquet, Cécile Lehn et Eric Prigent.

Romance

D'après Romance de David Mamet

Romance
Romance de David Mamet

créationCréation à Paris - Théâtre Tristan-Bernard (Deux nominations aux Molières) (2006)

Mise en scène Pierre Laville
Décor et costumes Gérard Didier

Avec : Yves Gasc, Bernard Alane, Eric Laugerias, Mathieu Bisson, François Delaive, Eric Theobald, Stephane Cottin.

Yves Gasc
Romance / Yves Gasc
romance
Romance / au premier plan : Bernard Alane et Mathieu Bisson
au second : Eric Théobald et Yves Gasc

Critique / Philippe Tesson (Le Figaro Magazine)

"Ames délicates s'abstenir. Quand David Mamet y va, il il y va. Quand Pierre Laville l'accompagne, ce n'est pas sur la pointe des pieds. Romance n'est pas une provocation, mais un ravage.

D'ailleurs il n'y a jamais de provocation chez Mamet, il ne défie ni n'agresse personne. Il n'est pas davantage un procureur. Aucune vocation à requérir. Sa férocité, il l'exerce autrement. Il a vraiment une place à part dans le théâtre américain d'interpellation. Il est plus violent et plus outrancier que quiconque à dénoncer les maux de la société et de la culture américaine contemporaine. Mais quand les uns s'indignent, ou hurlent, ou jugent, quand les autres moralisent, ou font dans la démonstration, lui frappe avec jubilation, comme pour exorciser le désespoir qu'il y a en lui. Cela s'appelle la farce. Romance est une farce pure. Mais derrière le rire, énorme, quelle désolation, quelle dévastation !

En vérité, il n'y a qu'un personnage dans la pièce qui en compte sept : le juge. Le juge est la figure souveraine de la dislocation générale, la figure à laquelle tout ramène. Les autres sont les faire-valoir du juge qui sème le désordre et l'extravagance dans le prétoire, au cours d'un procès dont on ne saisit même pas le sens, puisque plus rien n'a de sens, ni la justice, ni la loi, ni la paix, ni la démocratie. La dérision est totale, il faut donc qu'elle atteigne les limites de la folie, il faut que le réalisme soit dépassé. Même les formes de la justice doivent être transgressées, même ses appa­rences. Mamet nous transporte dans un univers du délire dont l'efficacité est redoutable.

Encore faut-il un acteur. Que serait cette pièce sans un acteur exceptionnel ? Mais que serait le théâtre s'il n'était pas joué ? Or cet acteur est là. On savait depuis longtemps le talent d'Yves Gasc. Il le porte ici à ses sommets. Qu'importe que ce soit au prix de l'outrance, puisqu'il le faut. Sa performance est éblouissante.

Reste une œuvre superbement corrosive, écrite dans une langue subtile, une farce énorme, désopilante et tragiquement amère."

L'importance d'être Constant

Nouvelle version de The Importance of being Earnest d' Oscar Wilde

L'Importance d'être constant

créationCréation à Paris - Théâtre Antoine (Nomination aux Molière) (2006)

Mise en scène Pierre Laville
Décors Pace, costumes Emmanuel Peduzzi

Avec : Lorànt Deutsch, Frédéric Diefenthal, Macha Méril, Gwendoline Hamon, Marie-Julie Baup (puis Juliette Lembolley), Yves Gasc, Claire Magnin, Patrick Delage.

Lorant Deutsch
L'importance d'être Constant / Lorànt Deutsch et Marie-Julie Baup
Gwendoline Hamon et Frédéric Diefenthal
L'importance d'être Constant / Gwendoline Hamon et Frédéric Diefenthal
Marie-Julie Baup, Lorànt Deutsch, Claire Magnin,Yves Gasc, Macha Méril et Gwendoline Hamon
L'importance d'être Constant / Marie-Julie Baup, Lorànt Deutsch, Claire Magnin,Yves Gasc, Macha Méril et Gwendoline Hamon

Critique / Bruno Villien (Le Généraliste)

"Bien qu'ayant un peu plus d'un siècle (la pièce date de 1895), la comédie d'Oscar Wilde est plus jeune que jamais. Sans doute parce que ses deux héros, Algernon (Lorant Deutsch) et Jack (Frédéric Diefenthal) sont eux-mêmes jeunes et passablement écervelés. Mais aussi parce que les thèmes de Wilde sont éternels : les fausses identités, les hasards de la paternité, la vénalité de l'amour, les incom­préhensions entre classes sociales... Mais pour autant, L'Importance d'être constant n'est pas une pièce à thèse mais une comédie débridée où se succèdent les rebondisse­ments les plus inattendus. C'est là que font merveille l'adaptation et la mise en scène de Pierre Laville. Il a su respecter le rythme effréné de Wilde et « franciser » le texte tout en lui gardant son savoureux arôme victorien. Ainsi les mensonges des deux héros, qui inventent un personnage appelé Constant pour justifier leurs frasques, et se retrouvent pris
à leur propre piège, suscitent-ils dans le public une hilarité permanente.

Parfaitement choisis, les huit interprètes se surpassent au milieu des jolis décors de Pace, les dames arborant des toilettes élégantes si­gnées Emmanuel Peduzzi. Lorant Deutscb prête à Algernon sa grâce de farfadet tandis que Frédéric Diefenthal est un Jack éberlué, tous deux essayant, sans succès, de garder leur sang-froid en bons dandies ironiques qu'ils sont. En Lady Bracknell, Macha Méril fait une composition de haut vol. Aux côtés de la ravissante Gwendoline Hamon, Claire Magnin campe une vieille fille rêveuse. Quant au révérend Chasuble, incarné par Yves Gasc, qui découvre sur le tard des émois sentimentaux, il est d'une rare cocasserie. Une soirée pleine d'humour qui plaît à tous les publics."

Tournées en France et pays francophones (125 villes) - Nouvelle-Scène et Festivals (2008)

Angels in America
Millenium Approches et Perestroïka

d'après Angels in America de Tony Kushner

Angel's in America
Éditions :
Avant-Scène

Nouvelle adaptation

Publication : Éditions de l'Avant-Scène, collection des Quatre-Vents (2007)

Quatre comédies d'Oscar Wilde
L'Éventail de Lady Windermere, Une Femme sans importance, Un Mari idéal, L'Importance d'être Constant


Éditions :
Babel

Nouvelles versions

Publication : Éditions Actes Sud, collection Babel (2007-2008)

Bash / Providence

D'après Bash, latterday plays et The Mercy Seat de Neil LaBute

Nouvelles versions

Publication : Éditions de l'Avant-Scène, collection des Quatre-Vents (2007-2008)

Chat en Poche

Nouvelle version d'après Georges Feydeau

Chat en poche

créationCréation à Paris - Théâtre St Georges (2008)

Mise en scène Pierre Laville
assistant Antoine Courtray
Décor Stéphanie Jarre, costumes Bonnie Colin, musique Hervé Devolder

Avec : Valérie Mairesse, Arthur Jugnot, Jean Benguigui (puis Gérard Rinaldi), Marianne Giraud, Jean-Marie Galey, David Macquart (puis Antoine Courtray), Julie Wingens, David Talbot. (Nomination aux Molières)

Critique / Philippe Tesson (Le Figaro Magazine)

"On a toujours eu un faible pour Chat en poche. Ce n'est pourtant pas la meilleure pièce de Feydeau, elle ne s'inscrit pas dans la longue série de ses plus grands vaude­villes, de ses énormes pièces à machine et à mouvement qui allaient suivre. C'est une œuvre des débuts. On est en 1888, Feydeau avait tout au plus 26 ans lorsqu'il l'écrivit, elle est plutôt sim­ple, économe dans sa construction, et c'est sans doute cela qui nous touche, sa jeunesse, cela et sa bonne humeur, l'un n'allant pas sans l'autre. Elle ne grince pas, elle est plus rose que noire.

Et pourtant tout Feydeau est déjà là : la rigueur de la construc­tion et la folie de l'action, le tempo et sa formidable énergie, la va­cuité du langage, et bien sûr l'énormité des quiproquos. Tout le secret, tout le génie de Feydeau est dans sa gestion de la vraisemblance. La logique implacable qui gouverne sous sa plume l'en­chaînement des péripéties de l'action, aussi délirantes fussent-elles, finit par nous donner l'illusion que l'absurdité est vraisemblable. Feydeau disait qu'en arrangeant les folies qui déchaînent l'hilarité du public, il gardait « le sang-froid et le sérieux du chimiste qui dose un médicament ». Le résultat est impressionnant. C'est cette implacable maîtrise de l'effet comique qui devrait dissuader les metteurs en scène de « toucher » à Feydeau, c'est-à-dire d'encombrer son théâtre d'adhérences personnelles, aussi intelligentes puissent-elles être, leur interdire de souligner le message (quel message d'ailleurs ?). Feydeau ne se conçoit qu'à l'état pur.

Pierre Laville l'a très bien compris. La mise en scène de Chat en poche qu'il nous propose est au premier degré. Est-ce une insulte ? C'est au contraire un hommage, dès lors qu'elle est efficace et remplit son office, qui est de libérer à bon escient notre rire. Laville s'est donc laissé conduire par Feydeau, lui-même obéissant à la fatalité de son dé­lire, et c'est un vrai bonheur, un bonheur franc et innocent.

Tout est frais sur scène, et sans détours. Le décor de Stéfanie Jarre, lumineux, ne va pas chercher midi à quatorze heures, il est dans l'esprit du joli Théâtre Saint-Georges, plus années 20 que fin XIXe. La distribution est à l'unisson de cet air de jeunesse que respire la pièce. Laville a déniché trois comédiens d'âge tendre qui sont excellents. Arthur Jugnot, avec son air voyou, est une révélation. Il donne une allure contemporaine au rôle tordant de Dufausset. La petite Julie Wingens est piquante. David Macquart a du charme, de la présence et bafouille avec talent.

Côté adultes, on a plaisir à revoir Jean Benguigui. Il met de la bonhomie, de la rondeur, une vraie gaieté dans le rôle de Pacarel, très bien entouré par Marianne Giraud, Valérie Mairesse et Jean-Marie Galey. Tout cela est enlevé, drôle, pas compliqué du tout."

Tournée Nouvelle Scène (2008)
Reprise Théâtre St Georges (2009)
Deuxième Tournée (2010)

Baby Doll

D’après l'œuvre de Tennessee Williams

Baby Doll
Édition :
Avant-Scène
Baby Doll

créationCréation à Paris - Théâtre de l’Atelier (6 nominations aux Molières) (2009)

Mise en scène Benoit Lavigne
Décor et costumes Laurence Bruley

Avec : Mélanie Thierry, Xavier Gallais, Chick Ortega, Monique Chaumette, Théo Legitimus .

Mélanie Thierry
Baby Doll / Mélanie Thierry
Xavier Gallais, Monique Chaumette, Chick Ortega et Mélanie Thierry
Baby Doll / Xavier Gallais et Mélanie Thierry
Xavier Gallais et Mélanie Thierry
Baby Doll / Xavier Gallais, Monique Chaumette, Chick Ortega et Mélanie Thierry

Critique / Philippe Tesson (Le Figaro)

Disons sans attendre qu'on vient de connaître un plaisir sans partage. Ce Baby Doll fait honneur au théâtre privé. Hommage, d'abord, à Pierre Laville. Il s'attaquait à une tâche difficile. Faire d'un scénario de cinéma et de quelques bribes théâtrales de la main de Tennessee Williams un authentique texte dramatique, réduire à cinq personnages la distribution du film et à un seul décor un espace sans trop resserrer ni étouffer l'œuvre, maintenir le rythme, l'énergie de celle-ci, éviter la tentation discursive, tout cela n'était pas une mince affaire. Le résultat est éloquent. Curieusement, le film reste présent dans la pièce. Laville réussit une synthèse de l'écriture cinématographique et de l'écriture théâtrale, une synthèse du mouvement respectif propre à l'un et l'autre genre.

Autre renvoi au cinéma : on est frappé par la présence, par la force que prend l'image dans ce spectacle. Ce mérite revient à Benoît Lavigne. Sa mise en scène est extrêmement visuelle, réaliste et juste, ce qui n'enlève rien à sa liberté. Il s'appuie sur un décor excellent, lui aussi très imagé, de Laurence Bruley. Une architecture de bois verticale, faite pour la poursuite. Il y a dans tout cela une grande unité « physique ».

On n'épiloguera pas sur les thèmes qui parcourent l'oeuvre. Il ap­partiennent à l'univers familier de Tennessee Williams. Qui n'a pas vu le superbe film d'Elia Kazan ? Baby Doll les résume avec une force particulière. Non pas que la situation que pose la pièce soit plus dramatique qu'habituellement chez Williams. Les ressorts ont toujours la même violence : la solitude, le désir, son inassouvissement, son refoulement. Mais les personnages ont ici plus d'ambiguïté qu'ailleurs. C'est vrai de Vaccaro, partagé entre sa pulsion et ses intérêts. C'est vrai surtout de Baby Doll, l'enfant qui sous nos yeux se fait femme, arrache ses lambeaux d'innocence, naît à la conscience de ce dont elle avait le pressentiment. C'est ce déchirement qui fait sa beauté douloureuse.

Ce rôle magnifique trouve avec Mélanie Thierry une incarnation éblouissante. La grâce physique, la pureté, le talent de cette jeune comédienne sont profondément émouvants. Elle passe du rire aux larmes, du désir à la peur, de la fragilité à la résolution avec un natu­rel et une intelligence qui forcent l'admiration et l'attendrissement. Auprès d'elle, et dans tous les registres, la séduction, la brutalité, le désir, la vengeance, Xavier Gallais joue avec une élégance et une maîtrise remarquables.

Une poésie sensuelle, faite de fraîcheur et de mélancolie, inonde ce spectacle exceptionnel.

Tournées en France et pays francophones - Tournée SIC – Frédéric Franck (2010)

Vie Privée

D'après The Philadelphia Story de Philip Barry

Vie privée
Édition :
Avant-Scène
Vie privée

créationCréation à Paris - Théâtre Antoine (2009)

Version scénique et mise en scène Pierre Laville
assistant Antoine Courtray
Décors Thierry Flamand, costumes Emmanuel Peduzzi

Avec : Anne Brochet, Julien Boisselier, François Vincentelli, Samuel Jouy, Claire Vernet, Yves Gasc, Nathalie Boutefeu, Yves Beneyton, Alexandra Gentil et Laurent Meda.

Tennessee Williams - Théâtre
La Ménagerie de Verre, Un Tramway Nommé Désir, La Chatte sur un Toit Brûlant, La Nuit de l’Iguane, Les Carnets de Trigorine

Nouvelles versions (2010-2011)

Publication : Éditions Robert Laffont, collection Bouquins

Angels in America
Quatuor

d'après Angels in America de Tony Kushner

créationCréation à Saint-Étienne - Opéra-Théâtre de Saint-Étienne (26 novembre 2011)

Adaptation Pierre Laville

par la Compagnie Les Souffleurs de verre
mise en scène Julien Rocha, musique Matthieu Desbordes, décor Élodie Quenouillère

Avec : Cédric Veschambre, Grégory Cartelier, Matthieu Desbordes, Delphine Grept, Olivier Lejeune.

Race

d'après David Mamet


Édition :
Avant-Scène

créationCréation à Paris - Comédie des Champs-Élysées (Première le 25 janvier 2012)
Direction Stéphanie Fagadau, Coproduction Sic-Frédéric Franck

Adaptation et mise en scène Pierre Laville
assistant Antoine Courtray
Décors Jacques Gabel, lumières Jean-Pascal Pracht

Avec : Yvan Attal, Sara Martins, Alex Descas, Thibault de Montalembert.

Closer

de Patrick Marber

Adaptation Pierre Laville

créationCréation en Suisse - Théâtre de Poche de Genève (10 septembre 2012)

( Closer a été créé à Paris au Théâtre Fontaine sous le titre Tout contre en 1998)

Mise en scène Françoise Courvoisier
Scénographie de Jean-Marc Humm

Avec : Vincent Bonillo, Juan Antonio Crespillo, Sophie Lukasik, Patricia Mollet-Mercier.

En tournée en France et en Belgique (à Bruxelles, au théâtre Le Public) (2013-2014)

Occupe-toi d'Amélie

de Georges Feydeau

Version inédite en 3 actes


Édition :
Avant-Scène

créationCréation à Paris le 20 septembre 2012 - Théâtre de la Michodière (2012-2013)

Mise en scène Pierre Laville
Décors Danièle Rozier, costumes Virginie Houdinière, lumières Ricardo Casas

Avec : Hélène de Fougerolles, Bruno Putzulu (puis Antoine Courtray), Jacques Balutin (puis Luis Rego), Julia Duchaussoy, Serge Ridoux, Stéphane Roux, Jean-Christophe Bouvet, Antoine Courtray (puis Nathan Dunglas), Jean-Christophe Barc (puis Alexandre Lachaux), Constance Chaperon et la voix d'Yves Gasc.

Pour son interprétation d'Amélie, Hélène de Fougerolles a obtenu le premier Prix Grand-Colbert 2012, meilleure comédienne révélation de l'année.

TOURNÉE ATELIER-THÉÂTRE ACTUEL 2013-2014

REPRIS AU THÉÂTRE DU GYMNASE À PARIS ET ENREGISTREMENT POUR LA TÉLÉVISION, COMÉDIE (Juin 2014) 

Frères en exil

de Jake Lamar

créationCréation à Paris (janvier 2013) - Théâtre du Rond-Point
Avec l'Association Beaumarchais

Mise en espace Pierre Laville

Avec : Alex Descas, William Nadylam, Cyril Gueï, Béatrice Agenin, Julia Duchaussoy, Antoine Courtray.

Race

d'après David Mamet

créationEn tournée en France et pays francophones 2013, avec la distribution de la création, par SIC Scène Indépêndante Contemporaine / direction Frédéric Franck

Création en BELGIQUE (2013-2014) à Bruxelles au Théâtre Le Public (octobre 2013- reprise en 2014) et tournée en Belgique (2014)

mise en scène Patrice Mincke, décor Ronald Beurms

Avec : Alain Leempoel, Babetida Sadjo, Emile Abossolo, Jean-Michel Vovk.

Race 2013

Bash

Adaptation d'après Neil LaBute

créationRepris au théâtre 14-Jean-Marie Serreau, puis au théâtre des Mathurins, et en tournée (2014)

Mise en scène Gilbert Pascal

Avec : Sara Biasini et Benoit Solès.

L'Anarchiste

Adaptation d'après The Anarchist, nouvelle pièce de David Mamet (2014)

lecture mise en espace au Théâtre de Poche-Montparnasse, par Pierre Laville

Avec : Béatrice Agenin et Laurence Roy.

La Pélerine écossaise

de Sacha Guitry

créationNouvelle création à Paris le 25 septembre 2014 au Théâtre Daunou (à 21h)

Mise en scène de Pierre Laville
Décor Caroline Mexme, costume Virginie Houdinière
assistant Nicolas Guigou
musique André Messager

Avec : Arnaud Denis, Delphine Depardieu, Marcel Philippot, Mona Walravens, Antoine Courtray, Serge Ridoux, Nathan Dunglas.

La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Delphine Depardieu et Arnaud Denis
La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Antoine Courtray et Delphine Depardieu
La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Delphine Depardieu et Arnaud Denis
La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Antoine Courtray et Delphine Depardieu
La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Marcel Philippot
La Pélerine écossaise de Sacha Guitry
La Pélerine écossaise / Delphine Depardieu et Arnaud Denis

Critique / Philippe Tesson (Le Figaro)

Sacha Guitry, l'épateur épatant ! Sa philosophie ? Le bonheur, la légèreté et l'amour de l'amour !… La mise en scène de Pierre Laville redonne de la couleur à cette comédie charmante… Bien entouré, Arnaud Denis fait une nouvelle fois la preuve d'un talent très complet.

 

Critique / Charles Perrib-Gimet (LE MONDE.fr)

Le texte de Guitry nous enchante. La jeunesse, le plaisir de vivre et la sincérité façonnent cette comédie. La pièce est fraîche et rafraîchissante… Il fallait un metteur en scène comme Pierre Laville pour diriger des acteurs aussi talentueux dans un texte si riche… Que dire de plus quand une pièce est si brillante ? C'est beau, alors on applaudit : Bravo !

 

Critique / Fabienne Pascaud (TELERAMA)

On découvre avec plaisir cette comédie de jeunesse. Pierre Laville l'a dirigée avec son sens toujours vif, aiguisé et amoureux du jeu de l'acteur. Grace à son épatant et subtil trio de comédiens - Arnaud Denis, Delphine Depardieu, Marcel Philippot - la tentation de l'adultère se pare ici de couleurs délicates, pleines de fraîcheur et de tendresse… Ambiance de flirt, vertiges de sensualité. C'était charmant.

 

Critique / Thomas Baudeau (FOUS DE THEATRE)

Une pétillante comédie du grand Sacha, déclencheur de francs et fréquents éclats de rire. Tous les comédiens tirent joliment leur épingle du jeu dans cette oeuvre présentée par Pierre Laville, brillant directeur d'acteurs. Marcel Philippot est impayable et hilarant, sa force comique fait des merveilles. La réussite de ce début de saison. Véritablement enthousiasmant !

Le Plaisir de rompre et Le Pain de ménage

de Jules Renard

créationNouvelle création à Paris le 8 octobre 2014 au Théâtre Daunou (à 19h)

Mise en scène de Pierre Laville
Décor Caroline Mexme, costume Virginie Houdinière
assistants Antoine Courtray et Nicolas Guigou
musique Erik Satie

Avec : Béatrice Agenin et Laurent d'Olce

Le Plaisir de rompre de Jules Renard
Le Plaisir de rompre / Béatrice Agenin et Laurent d'Olce
Le Plaisir de rompre de Jules Renard
Le Pain de ménage / Béatrice Agenin et Laurent d'Olce

Critique / Fabienne Pascaud ( TELERAMA)

Délicieuses comédies sentimentales acidulées. Sous la direction artistique et fine de Pierre Laville, l'on goûte l'art terrible de Jules Renard. Béatrice Agenin le sert superbement.

 

Critique / Thomas Baudeau (FOUS DE THEATRE)

Des moments exquis proposés par Pierre Laville. Un duo d'acteurs exceptionnels pour deux sublimes pièces de Jules Renard. Une prestation d'une pureté et d'une vérité absolue finissant pas nous bouleverser. À ne manquer sous aucun prétexte !

 

Critique / Dimitri Delorme (PARISCOPE)

Jouant et rejoint la tentation amoureuse avec délectation, Béatrice Agenin et Laurent d'Olce servent à merveille la langue savoureuse de Jules Renard. On vous conseille vivement d'aller partager ce théâtre léger et profond, délicat et spirituel. Il y a ll y a bien longtemps que nous n'étions pas sortis du Daunou aussi enchantés.

Les Stars

d'après The Sunshine boys de Neil SImon

créationCréation en tournée en France, Belgique, Suisse (à partir du 30 octobre 2014) puis à Paris au théâtre Saint-Georges (à partir du 15 janvier 2015)

Texte français et mise en scène de Pierre Laville
Décor et costume Caroline Mexme
assistants Antoine Courtray et Nicolas Guigou
musique Erik Satie

Avec : Daniel Prévost, Jacques Balutin, Benjamin Boyer, Bérengère Gallot

Jacques Balutin et Daniel Prévost
Les Stars / Jacques Balutin et Daniel Prévost
Jacques Balutin et Daniel Prévost
Les Stars / Jacques Balutin et Daniel Prévost

conception / réalisation / maintenance Vincent PAROT